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Chaque mouvement que nous faisons est déclenché par des contractions musculaires. Certains muscles se contractent, d’autres s’allongent, et seule leur coopération adéquate garantit que nous puissions marcher, courir, soulever des objets ou faire de l’exercice. Tous les mouvements sont contrôlés par le cerveau, ce qui implique que le cerveau et les muscles doivent être très bien connectés. Ainsi, l’existence d’une connexion entre le cerveau et les muscles nous indique que cette connexion pourrait également être importante en termes de force et de gain de masse musculaire.
Comment fonctionne la connexion cerveau-muscle ?
Les muscles, sans cerveau, ne seraient qu’une masse inutile qui consommerait notre énergie. Grâce aux neurones moteurs, qui sont responsables de la transmission des signaux du cerveau aux muscles, nous pouvons effectuer les mouvements les plus complexes. Ces derniers fonctionnent grâce aux contractions musculaires.
Lorsque l’on travaille la connexion cerveau-muscle, il est important de se concentrer sur toutes les phases du mouvement :- Concentrique, lorsque le muscle se raccourcit et soulève la charge.
- Excentrique, lorsque le muscle s’allonge mais reste sous tension, freine la charge.

La communication entre les muscles et le cerveau est bilatérale. Cela signifie que non seulement le cerveau indique aux muscles ce qu’ils doivent faire, mais les muscles répondent également au cerveau, permettant ainsi au cerveau d’avoir une vue précise de quels muscles sont actifs, quand et dans quelle position.
Pour communiquer entre les muscles et le cerveau, le corps humain utilise le neurotransmetteur acétylcholine, qui est une sorte de « messager » transportant un signal indiquant qu’un muscle doit être activé. Plus nous utilisons nos muscles, plus l’acétylcholine est utilisée grâce à la connexion neuromusculaire, et cette connexion s’améliore. Ainsi, grâce à une activité physique régulière, il est possible d’obtenir un meilleur contrôle sur les contractions musculaires [1].Améliorer la connexion cerveau-muscle
Une étude de 2018 menée par Brad Schoenfeld et ses collègues pourrait nous donner un indice. L’objectif de cette étude était de déterminer comment différentes stratégies de concentration lors de l’exercice affectent le gain de masse musculaire pendant un entraînement de force à long terme. L’effet d’une concentration consciente sur la contraction du muscle ciblé (la connexion esprit-muscle) par rapport à une concentration consciente sur le mouvement global a été comparé. L’étude a consisté en 8 semaines d’entraînement chez 30 hommes non entraînés.
Le résultat a été que se concentrer sur la contraction a entraîné une augmentation plus importante des biceps, mais pas des quadriceps. Les différences de force n’étaient pas statistiquement significatives, bien que la tendance suggère une force plus importante lorsqu’on se concentre sur le mouvement global lors des exercices pour les jambes. La conclusion était que le couplage neuromusculaire pourrait favoriser l’hypertrophie (augmentation de la masse musculaire), en particulier dans le haut du corps [2].
En matière d’entraînement en force, il est logique de se concentrer sur la connexion cerveau-muscle, notamment pour les exercices isolés comme le biceps deadlift. Les exercices complexes, tels que le développé couché ou le squat, nécessitent l’implication d’un grand nombre de muscles pour effectuer le mouvement.
Alors, comment entraîner la jonction neuromusculaire ?
- Série d’activation (phase de montée en charge) – contractez légèrement et relâchez le muscle ciblé plusieurs fois avant l’exercice d’isolation.
- Répétitions lentes – ralentissez le mouvement, maintenez-le à l’extension maximale. Un temps de tension plus long sollicite davantage les fibres musculaires et facilite la perception de la contraction.
Pourquoi il est bon d’améliorer la connexion cerveau-muscle
- Meilleure croissance musculaire (hypertrophie) – l’étude décrite ci-dessus montre que se concentrer sur la contraction peut favoriser la croissance musculaire.
- Augmentation de l’activation musculaire – la contraction consciente d’un muscle augmente son implication pendant l’exercice.
- Amélioration de la technique – la conscience du mouvement aide à réaliser l’exercice de manière plus précise, réduisant ainsi le risque de blessure.
- Meilleur contrôle musculaire – la capacité à “sentir” et à contrôler les muscles individuels améliore la coordination et les compétences motrices.
- Réhabilitation plus efficace – la connexion cerveau-muscle est essentielle pour restaurer la fonction après une blessure.
Que se passe-t-il lorsque la jonction neuromusculaire ne fonctionne pas correctement ?
La force musculaire diminue proportionnellement avec l’âge. Ceci est souvent attribué principalement à la sarcopénie, c’est-à-dire à la perte de masse musculaire.
La diminution des connexions entre le cerveau et les muscles est également en cause. Le faible niveau d’activité à un âge avancé, combiné à la diminution des fibres musculaires à contraction rapide, est appelé atrophie (rétrécissement musculaire), et les connexions neuromusculaires faibles sont une source de chutes plus fréquentes et de l’incapacité à coordonner correctement ses mouvements à un âge avancé.Par conséquent, cela affecte négativement la qualité de vie globale à un âge plus avancé, lorsque nous sommes plus susceptibles de subir des blessures et d’être hospitalisés [4].
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